Lutte contre les pollutions et les nuisibles

 

Chauffe, Marcel !

 

Les participants à la session d'octobre d'Ankara de la Convention des Nations Unies contre la désertification ont lancé un judicieux appel à l'utilisation du gisement inexploité que constitue le sol pour atténuer le réchauffement climatique.

Les différents États ayant fait connaître leurs intentions, la préoccupation demeure. Par rapport à une limitation de la hausse de la température moyenne de 2°C il reste en effet un écart d'au moins un degré, soit 14 milliards de tonnes de CO² excédentaire par an. Il suffirait de restaurer 200 millions d'ha sur 15 ans pour réduire cet écart de 30 à 40% selon les experts agronomes.

Or douze millions d'hectares de terres cultivées selon des pratiques plus durables permettraient d'accroître le stockage du carbone. Le couvert végétal emprisonne le carbone dans la biomasse et il favorise sa transformation en matière organique. Il convient d'ajouter qu'une quantité équivalente de terres cultivées est perdue chaque année dans le monde par suite de l'érosion des sols. La secrétaire de la session a précisé que «la restauration des sols contribue (…) aussi à la résilience et à la durabilité de l'agriculture (...) et par conséquent à la sécurité alimentaire».

 

__________________