Lutte contre les pollutions et les nuisibles

 

TELEPHONIE MOBILE

LE POINT SUR L’EXPOSITION AUX RISQUES

 

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Champcevinel se serait bien passée d’une entrée, à son tour, dans la charrette des communes concernées par les radiations d’une nouvelle antenne de base de la téléphonie mobile. Mais le choix ne nous est pas vraiment imputable ! Et, prévenus tardivement, nous n’avons même pas pu apporter, aux employés et habitants de Jarijoux, les conseils et l’assistance qui leur auraient été nécessaires.

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Exposition aux ondes électro-magnétiques de téléphonie mobile

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(Cf. sur ce sujet : Antenne relais... févier 2011)

 

Les bandes d’hyperfréquences porteuses sont affectées par une toxicité de base dûe à la structure physique des ondes électromagnétiques, quels que soient l’émetteur et le récepteur. La technologie retenue pour la téléphonie mobile (la voie hertzienne) générant des réseaux de milliers d’antennes-relais (ou antennes de base) a fait abstraction de la caractéristique majeure de cette toxicité, les impulsions (ondes pulsées émises par saccades variables).

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ENVIRONNEMENT,

BIODÉGRADABILITÉ

ET MOLÉCULES DE SYNTHÈSE.

 

La biodégradation est le processus de décomposition des matières organiques par les bactéries, les champignons et les algues.

La biodégradabilité est la capacité de dégradation des molécules par les êtres vivants. Elle représente la faculté des molécules à être métabolisées par des microorganismes en matière vivante (ex : multiplication bactérienne) et en matières minérales (dégradation ultime). La biodégradabilité totale consiste en une minéralisation complète de la matière organique.

La notion de biodégradation peut être appliquée aux polluants. Par extension ce concept tend à s'appliquer aux "matériaux biodégradables", non sans réserves et sans polémiques. Ainsi, dans l'exemple des plastiques biodégradables, en final la charge plastique est fragmentée mais pas dégradée, ce qui concourt à l'accumulation des polluant résiduels dans les sols et porte atteinte à la microfaune.

Dans la nature, la biodégradation passe par deux étapes simultanées :

1 – La désintégration par action mécanique, chimique, lumineuse (UV) ou thermique (pasteurisation).

2 – La biodégradation proprement dite, effectuée par des micro-organisme.  Elle résulte de leur activité métabolique et s'accompagne d'une production de CO2, parfois de méthane, et d'une minéralisation de la matière organique.

Les molécules d'origine naturelle présentes dans les plantes et les produits naturels peuvent avoir des propriétés physiques différentes de celles des molécules de synthèse de même composition chimique. Elles peuvent s'en différencier par leur chiralité et  leurs pouvoir rotatoire  lévogyre ou dextrogyre.

Selon Eric Petiot, auteur du livre « Les soins naturels aux arbres », toutes les molécules naturelles ainsi que tous les acides aminés, qui composent les êtres vivants, sont lévogyres. Selon cet auteur :

a) C'est par cette propriété lévogyre commune que les éléments du monde vivant se reconnaissent et que la biodégradation peut avoir lieu.

b) Les molécules de synthèse ont quant à elles des propriétés dextrogyres. A cause de cette particularité, elles ne sont par reconnues par les micro-organismes dégradateurs. Elles ne sont donc pas, à l'inverse des molécules naturelles, décomposées par ceux-ci.

Ce point prête à contestation. En effet, si 19 des 20 acides aminés du vivant sont de type L (la glycine exceptée) 10 seulement sont lévogyres.

 

En fait, ce sont les molécules du monde vivant qui se reconnaissent ou s'ignorent entre elles. Cette reconnaissance passe par l'association (complémentarité de forme) entre deux molécules. Par exemple entre une enzyme et son substrat, entre une hormone et son récepteur. D'où l'importance de la forme chirale proposée. Une molécule de forme chirale non conforme peut ne pas être reconnue, ne pas être active, ne pas être dégradée, utilisée, métabolisée. Voir même avoir des effets contraire à ceux désirés ! Exemple de la talidomide.

Elles deviennent des déchets, des polluants, qui s'accumulent au fil du temps dans les sols et dans les nappes phréatiques ou aquifères, les êtres vivants, et dont on ignore la durée d'activité potentielle.

Notons qu'il ne faut pas confondre la biodégradabilité et la toxicité éventuelle d'une molécule. Nous savons tous que certaines molécules naturelles présentent un haut degré de toxicité et requièrent de notre part des précautions toutes particulières d'utilisation. Mais livrées dans la nature, elles ne présentent pas ce caractère rémanent des molécules de synthèse, car elles sont vite dégradées par les micro-organismes en présence.

L'utilsation des pesticides de synthèse a par ailleurs entraîné le développement de souches résistantes qui rendent leur efficacité de plus en plus aléatoire (Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Pesticide : chapitre 15 - Résistance aux pesticides). Ce qui a souvent pour conséquence un recours au surdosage.

Puisque les molécules de synthèse ne sont pas reconnues par les organismes vivants, on peut se poser la question de l'effet des drogues médicamenteuses de synthèse sur le monde animal dont nous sommes un des représentants. Mais ceci est une autre histoire...

La communauté scientifique commence à s'en inquiéter. Un exemple : http://blog.mondediplo.net/2011-09-15-Appel-a-une-regle-d-or-pour-les-pesticides.

La société consommatrice feint l'ignorance.

A nous de prendre conscience des effets de notre comportement sur le monde dans lequel nous vivons et que nous léguerons à nos enfants.

 

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Désherbant Round Up Express de Monsento : suite.

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 Le Conseil d’État , suivant en cela les recommandations faites par le Rapporteur Public le 13 février dernier (Cf. notre article à ce sujet) ordonne au ministre de l'agriculture de réexaminer la toxicité du Round Up Express de Monsanto. La non prise en compte d'une substance active, l'acide pélargonique, rend donc caduque l'évaluation préalablement faite sur ce produit.

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Désherbant Round up Express de Monsanto :

un réexamen de sa toxicité requis (*)

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 En juin 2009 une demande d'abrogation de l'autorisation de mise sur le marché de trois formulations de désherbant Round Up (Express, Extra 360 et GT Plus) fut adressée au ministre de l'agriculture par l'association « Générations Futures » et Jacques Maret, agriculteur.

Certaines des substances entrant dans la composition de ces produits n'ayant en effet pas été analysées en tant que « substances actives » lors de l'évaluation de la toxicité de ces produits Monsanto.

Face au refus du ministre, l'affaire a été portée devant le Conseil d’État.

Le Rapporteur Public du Conseil d’État vient, le 13 février dernier et en ce qui concerne le Round Up Express, de valider les réclamations ; Il demande qu'il soit enjoint au ministre de l'agriculture de réexaminer la toxicité du produit du fait de la présence d'acide pélargonique (**). Cette substance active n'a pas été prise en compte lors de la demande de mise sur le marché.

Il est accordé un délai de 6 mois et demandé le versement de 3000 € aux requérants pour les frais de procédure.

En rappelant qu'il s'agit d'un herbicide autorisé à l'emploi dans les jardins amateurs, l'association « Générations Futures » a précisé qu'elle ne comprendrait pas « que le Conseil d’État n'adopte pas dans son arrêt les conclusions du Rapporteur Public ».

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(*) Source : univers-nature

(**) Acide pélargonique : Substance naturelle issue du pélargonium. Formule chimique : C9 H18 O2.
 

Pour en savoir plus consulter : ici