Milieux naturels et diversité biologique

LES INSECTES

 

 

      Les insectes sont une parfaite illustration de la prolifération de la vie animale. On estime à près de 600 000 le nombre d’espèces différentes, terrestres pour l’essentiel, vivant actuellement sur la planète. Un km² de campagne tempérée peut contenir dans le sol 10 millions d’insectes. Le nom d’insecte est appliqué par les entomologistes aux seuls tout petits animaux ayant trois paires de pattes et un corps divisé en trois parties bien distinctes, la tête, le thorax, l’abdomen.

 

       Le système visuel n’est pas par lui seul caractéristique ; s’il est parfois réduit aux organes tactiles que peuvent être les antennes, il est le plus souvent construit avec des yeux composés d‘une multitude de facettes hexagonales (20 000 par œil pour une libellule).

     Les insectes disposent également d’organes auditifs, olfactifs et même gustatifs. Beaucoup d’entre eux ont des ailes, les papillons constituant le groupe le plus spectaculaire à cet égard.

 

     Les scientifiques appliquent avec rigueur des noms précis pour désigner les insectes à des stades juvéniles :

  • l’embryon correspond à la période allant de l’œuf jusq’à l’éclosion ;

  • la larve est le stade de formation. La larve de lépidoptère est la chenille, que les pêcheurs, notamment, appellent asticot lorsqu’il s’agit de mouche !

  • la nymphe correspond à un stade intermédiaire au cours duquel les tissus de la larve sont détruits et l’animal se reconstruit (métamorphose) ; pour certains on utilise alors l’appellation de chrysalide ;

  • l’imago est l’insecte adulte, mature.

      Pour nous en tenir à l’essentiel, les insectes sont classés en deux grands groupes ou sous-classes : les exoptérygotes, dont l’évolution se manifeste par des mues très visibles et les endoptérigotes, qui tels les papillons, accomplissent un cycle complet de mue. Nous ferons abstraction de ces labels aux consonnances apparemment barbares pour aller directement à une répartition par ordres, en commençant par les exoptérygotes :

 

pinceoreilles

Les orthoptères :

     Perce-oreilles, ou pince-oreilles, ou forficules ; blattes ou cafards qui vivent dans l’obscurité et l’humidité ; mantes religieuses dont l’attitude au repos, la voracité et la capacité au camouflage sont remarquables ; phasmes, sachant encore mieux se camoufler, mais pour se protéger seulement , car ils sont, eux, végétariens ; criquet italiensauterelles et criquets qui, se déplaçant par nuages entiers, sont la hantise des paysans du Sahel ; grillons, que les enfants s’amusent à dénicher dans les prés , au fond de leur terrier, et dont le ‘chant’ envahit la nuit de façon ininterrompue mante-religieuse(la stridulation si caractéristique est obtenue par frottement d’une rangée de dents située à la surface interne de la cuisse de la patte postérieure, contre une nervure renforcée de l’aile antérieure) ; courtillères, trapues et développées de sorte qu’elles travaillent en fouisseuses comme de véritables engins de chantier.

 

- Les isoptères :

      Les termites, se nourrissant de cellulose du bois, redoutées de l’homme à cause de leur absolu camouflage dans des conduits leur permettant de circuler de façon dissimulée ; leurs galeries sont creusées dans le bois de sorte que rien n’est visible de l’extérieur. La Dordogne est touchée par ce fléau.

 

- Les éphéméroptères :

      Les éphémères sont remarquables par le temps passé sous forme de larves (jusqu’à 3 ans) avant la vie adulte qui ne dépasse pas une journée, dont une partie est consacrée à se débarrasser successivement de deux peaux  ! ; poissons - et donc pêcheurs - se disputent cette étonnante manne.

libellule

 

- Les odonadoptères :

     Les prodigieuses libellules, à l’extraordinaire rapidité de vol (25 km/h) et à la beauté diaphane, dont on a recensé 3 000 espèces ; ce sont de redoutables prédatrices, et leurs larves aquatiques sont particulièrement voraces.

 

-Les hémiptères :punaise

    Les punaises sont généralement bien connues… et détestées. Il en existe une variété infinie dont les célèbres ‘gendarmes’ rouge et noir, qui amusent les enfants.

 

-Les homoptères :

      Cigales et pucerons, à l’aspect et aux mœurs si dissemblables, ont en commun d’avoir leurs ailes au repos disposées en toit sur le dessus du corps. Les larves des cigales passent plusieurs années dans le sol avant que, adultes, elles fassent entendre leur chant si bien connu.

 

Quant aux endoptérygotes :

 

Les névroptères :

 

fourmilion

Cet ordre est surtout représenté par les fourmilions, délicates libellules dont la larve rêgne immobile au fond d’un cône-piège dont nulle fourmi distraite ne s’échappe. Bien malin qui aurait deviné que le petit insecte très court et trapu, grisâtre et muni en tout et pour tout de deux mandibules-catapultes, tapi immobile au fond de son cône, serait cette fine libellule blanche !

 

Les lépidoptères :

      Les papillons, de jour comme de nuit, morosphinxcélèbres et appréciés pour leurs couleurs chatoyantes, leur variété et leur vol brinquebalant. Ils ont très souvent des ailes magnifiques, recouvertes d’écailles. Certains accomplissent des migrations de très grande ampleur.

      Les lépidoptères sont en très grande quantité et variété : 7 000 espèces connues en France, et sans doute 200 000 dans le monde entier !

 

Les coléoptères :

      Ils se distinguent des autres insectes par leurshanneton ailes antérieures, appelées élytres, qui servent exclusivement à protéger les ailes postérieures et les recouvrent au repos. Il en existe 300 000 espèces. On se bornera à citer les dytiques, les précieuses coccinelles, les étranges lucioles, les lucanes aux énormes mandibules ; les bousiers ; les hannetons que haïssent les jardiniers ; les doryphores ; ou encore les charançons, capables d’infliger d’irrémédiables dégats aux récoltes qui sont entreposées mais mal protégées.

 

Les hyménoptères :

      Ces insectes ont une caractéristique commune, le premier segment de l’abdomen étant adjoint au thorax, et les segmentsfrelon1 suivants se trouvant en quelque sorte étranglés pour former la très célèbre ‘taille de guèpe’. Fourmis, guêpes et abeilles sont à ranger dans ce groupe. Les mœurs et jusqu‘à l’aspect de ces insectes nous sont familiers... et ils nous paraissent parfois très hostiles. Noter que la ‘famille’ s’est agrandie dans notre pays avec l’introduction du frelon ‘asiatique’.

 

Les diptères :

      Insectes ne disposant que d’une paire d’ailes très fines. On y classe les mouches (y compris les drosophiles), les moustiques, et les puces. Ces insectes sont bien connus de l’homme… qui a parfois tendance à oublier qu’il y a dans le monde au moins 1 million d’espèces recensées.

 

     Maintenant que vous en savez peut-être un peu plus, gare à la petite bête qui monte, qui monte… Vous aurez noté que dans le très vaste ensemble formé par les insectes ne figurent pas les araignées et autres scorpions ; c’est que ces animaux-là, pour articulés qu’ ils sont , ne sont pas des insectes : ils constituent la classe des arachnides.

 

     N.B. Ces images nous ont été aimablement accordées par Madame Nicole Bouglouan, photographe. N'hésitez pas à vister son site :

http://www.pbase.com/nicolebouglouan

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