Milieux naturels et diversité biologique

PHYSALIE,  AU  GRÉ  DU  COURANT

Plusieurs médias ont déjà attiré l’attention du public sur le danger que représente, tout au long de la côte landaise, la présence  importune et de plus en plus fréquente, de physalies et de leurs redoutables tentacules, d’une longueur défiant les précautions ordinaires prises par les baigneurs.

Ces ‘animaux marins’ silencieux paraissent être cousins des méduses mais restent en permanence à la surface de l’eau, près du rivage, voire sur le bord encore humide du sable lorsque la marée descend.

L’apparence flasque et translucide fait négliger le véritable danger : les filaments d'une trentaine de mètres de long, redoutables même s’il sont séparés du corps de l’animal. L’envenimation de baigneurs, surfers, etc, a justifié en 2010 l’intervention des services sanitaires pour 150 cas, mais on estime que plus d’un millier de personnes ont été victimes cette même année.

Les tentacules se terminent par de minuscules harpons. Il ne faut surtout pas se frotter ou tenter de se débarrasser des filaments à main nue. Des brûlures sont toujours ressenties, parfois de vrais malaises, et des difficultés respiratoires notables. Des nausées et des crampes peuvent aussi survenir, voire une perte de connaissance.

Pour détacher ces filaments visqueux il faut utiliser un carton assez rigide, du sable sec et nettoyer abondamment à l’eau de mer, en projetant sur les parties atteintes si possible de la mousse à raser. Dans tous les cas alerter le poste de secours ou les sapeurs pompiers. Surveiller le pouls et le rythme respiratoire .

Bonnes vacances quand même !


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Physalia (ou physalie) est un coelentéré de l’ordre des hydrozoaires. Cet animal, appartenant au groupe des siphonophores, vit en colonies pélagiques, se déplaçant à la surface de l’eau au gré du vent et des courants marins. Son corps comporte une vessie emplie d’air, et non une cloche locomotrice comme chez certaines espèces voisines. Sous cette vessie de sustentation  sont  disposés de gros polypes nourriciers en forme d’ampoules ainsi que de très longs tentacules  qui sont lourdement chargés de cellules urticantes.

Il ne faut pas confondre ‘physalie’ et ‘physalis’ ! Ce dernier est le nom scientifique  d’une solanacée, plante vivace ornementale de 80 cm de haut, aux fruits comestibles (aspect et taille d’une cerise à l’intérieur d’un calice orangé qui ressemble à un lampion) que les amoureux de la nature connaissent bien : ’l’amour en cage’.