Milieux naturels et diversité biologique

 

 QUELQUES ARBRES ET ARBUSTES

 

Il existe quantité d’ouvrages, très pratiques souvent, dans lesquels les amateurs ou simples promeneurs peuvent trouver les renseignements leur permettant d’identifier les végétaux et de développer leur connaissance de la nature. Les quelques lignes ci-après ne constituent qu’une brève liste de commentaires sur des points peu connus.

  • Un arbre se distingue bien sur d’un arbuste par la hauteur du sujet à l’âge adulte. Si le végétal fait plus de cinq mètres (détermination arbitraire) de haut on peut présumer qu’il fait partie de la famille des ‘arbres’. En outre les arbustes se composent la plupart du temps d’une touffe de troncs grêles depuis leur base mais de diamètre comparable.

  • Les scientifiques s’attachent à classer chaque arbre dans l’une des ‘familles’ déterminées en fonction de critères biologiques et de caractéristiques morphologiques. On distingue donc traditionnellement : la famille des feuillus, imposante par sa diversité ; la famille des conifères, seuls à avoir un feuillage persistant (à l’exception du cyprès chauve et du mélèze) ; la famille des palmiers, aux caractéristiques originales. Les puristes estiment que le ginkgo biloba, vestige de la préhistoire, justifierait à lui seul un tiroir supplémentaire.

  • Savez-vous que la ‘drupe’ désigne le fruit du type de la prune et que la ‘samare’ est le petit ‘hélicoptère’ dispersant une graine légère ? Par ailleurs la conservation des feuilles sèches sur le tronc du charme se nomme la ‘marescence’.

  • L’homme préhistorique (- 3000 ans) dont la momie a été retouvée dans un glacier à la frontière de l’Italie et de l’Autriche portait des chausses et une sorte de manteau en fibre de tilleul. Un arc en if a été retrouvé à proximité de lui. De bonnes références de longévité pour ces végétaux, non ?

  • Le métaséquoïa du Sichuan n’a été découvert qu’au début de la seconde guerre mondiale, en Chine. Cette découverte est par exemple contemporaine du bombardement de Pearl Harbour par l’aviation du Japon.

  • Le séquoïa géant, qui peut atteindre 100 mètres à l’age adulte, a curieusement des graines minuscules : il y en a 20 000 environ dans 100grammes !

  • Le peuplier d’Italie a été amené en France par l’armée impériale. Le mûrier était cultivé à cette époque pour ‘nourrir’ le ver à soie dans les magnaneries.

  • Le noyer est connu pour gêner voire cempécher la pousse des autres arbres sous son ombrage. Le brou de noix, recherché autrefois par les ébénistes, sourd des coques et des jeunes feuilles, pouvant toujours donner une teinte jaune foncé. De nos jours on l’utiliserait plutôt pour fabriquer de la liqueur (vin de noix ?).

  • Le ‘carat’ est la graine du caroubier, qui servait jadis d’unité de mesure pour les diamants et pierres précieuses, en raison de l’homogénéité du poids des graines.

  • Le sureau – outre la fourniture de sarbacanes pour les enfants – voit souvent s’installer sur ses branches un champignon parasite utilisé dans la cuisine asiatique comme ‘champignon noir’.

  • Les cochenilles vivant sur le figuier de Barbarie produisent un colorant rougeâtre : ce n’est autre que le E 120 qui est pourchassé de façon aléatoire par certains internautes.

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