Milieux naturels et diversité biologique

Quand les hirondelles font le printemps

 

[Pour vous permettre d'aiguiser votre sens de l'observation nous avons pensé qu'il serait utile de vous présenter quelques caractéristiques des hirondelles, oiseau vénéré s'il en est, largement présent mais souvent confondu avec le martinet. Faites-nous part de vos commentaires].

 

Les hirondelles sont présentes partout dans le monde, ne limitant leur paisible présence qu'en fonction de l'évolution de leur habitat et surtout de leur champ alimentaire.

Les ornithologues ont recensé plus de quatre vingt espèces sur le globe, et la France en accueille vingt cinq dont cinq sur le territoire métropolitain. Leurs lieux d'hivernage sont souvent situés à des milliers de kilomètres et la migration est une épreuve redoutable, qui les oblige parfois à rester plusieurs jours sans s'alimenter tout en poursuivant leur route, mais qui doit aussi leur permettre d'effectuer une mue rigoureuse qui dure parfois plus de quatre mois. Le retour migratoire s'effectue de la mi février (hirondelle rustique : de un à trois millions de couples) au début du mois de mai (hirondelle des fenêtres : entre un demi et un million de couples). Toutes ces hirondelles appartiennent à la famille des hirundinidae, grégaire et anthropophile.

1. Hirondelle rustique (ou des cheminées). Hirundôrustica. Plumage bleu à reflets métalliques, ventre blanc cassé et gorge rouge brique. La queue échancrée est prolongée par deux filets longs de plusieurs centimètres. Cette hirondelle recherche la proximité d'élevages dont le bétail attire et héberge les diptères nécessaires à l'alimentation.

2. Hirondelle de fenêtre. Delichon urbicum. Large croupion blanc, mœurs plus proches de la vie citadine, en particulier pour l’installation des nids. Elle peut être confondue avec le martinet noir. Cette hirondelle est friande de fourmis volantes et de coléoptères.

3. Hirondelle de rochers. Ptyonoprogne rupestris. Plumage à dominante brun légèrement éclairci sur le dessus, corps plus massif. Discrète, cette hirondelle niche surtout dans les zones escarpées.

4. Hirondelle de rivage. Riparia riparia. La plus petite hirondelle installée en métropole. Plumage assez semblable à celui de l'hirondelle de rivage, avec barre pectorale plus foncée. Recherche les points d'eau et manifeste une prédilection pour les moustiques.

5. Hirondelle rousseline. Cecropis dorica. Pour mémoire, car ce bel oiseau ne niche en France que depuis 1962, venant d'Afrique ou d'Inde après une étape en Corse, et n'a été observé que dans certains départements méditerranéens. Ses nids sont construits sous des balcons ou des ponts.

 

[Nombre des informations figurant dans cette page ont été extraites de l'excellente revue 'Oiseaux magazine' de nos amis la Ligue de protection des oiseaux. Qu'ils en soient remerciés]

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