Milieux naturels et diversité biologique

 

Diversité et évolution du monde animal

 

Les théories fixistes, dont l'inanité a été mise en évidence, ne subsistent qu'à des fins idéologiques (religieuses, pour l'essentiel, et surtout aux États Unis). L'ensemble des animaux vivant sur le globe terrestre, (ou faune, par opposition à la flore, végétale) est constitué d'un nombre considérable d'espèces différentes : à la fin du 18° siècle on en comptait moins de cinq cents, et actuellement un million huit cent mille ont été répertoriées.

La théorie de l'évolution, proposée initialement par Lamarck et généralement remplacée dans les travaux des biologistes par la sélection naturelle de Darwin est la seule qui permette d'interpréter de façon rationnelle les structures et la distribution du vivante. Le monde animal se définit de façon malaisée parfois par rapport au monde végétal, même si certains critères s'imposent : un animal est un 'organisme vivant, se nourrissant de solide, capable de perceptions sensorielles et de mouvements volontaires'. Les espèces animales n'ont laissé que des traces avant l'ère primaire (qui a débuté il y a 630 millions d'années), au cours de laquelle sont apparus insectes, poissons et reptiles.

Les espèces sont classées dans une nomenclature mise au point par Von Linné et qui, donnant à chaque espèce un double nom (en latin), va de façon croissante au genre, puis à la famille, ensuite à l'ordre, à la classe, et enfin à l'embranchement (37 embranchements en tout) avec même des subdivisions à chaque niveau (sous ordre, etc) ! . Ainsi, pour tous les scientifiques du monde (homme des temps modernes est l'homo sapiens comme le lapin de Californie est le lepus californicus... Le moustique, quant à lui, est un arthropode (embranchement), de la classe des insectes, de l'ordre des diptères, du genre culex, de l'espèce pipiens ! Il est clair qu'un tel mode de classement ne peut pas régler instantanément, de façon rigoureuse et définitive tous les problèmes. Nous trouverons dans l'ordre des primates les sous ordres des prosimiens (tarsiers, lémuriens), des simiens (ouistitis, singes ordinaires, anthropoïdes, hommes)... Bien des animaux, en raison de particularités biologiques, ou de caractéristiques de leur environnement, doivent être étudiés de très près sur une longue période. L'un des critère ultimes pris en compte par les naturalistes est la possibilité pour deux catégories d'animaux de s'accoupler et de se reproduire.

Les vertébrés ont une colonne vertébrale, soutenant leur thorax, qui a joué un rôle déterminant dans l'apparition des plus grands animaux. Le sous embranchement des reptiles est important puisqu'il comprend aussi bien les crocodiles et lézards que les tortues et les serpents. Le sous embranchement des poissons regroupe la plupart des 'osseux'. Les requins, eux, sont des poissons faisant partie de la classe des 'cartilagineux'. Les oiseaux, pour leur part, forment un groupe d'animaux descendant de vertébrés dont les membres antérieurs se sont transformés en ailes. Et le sous embranchement des mammifères, enfin, compte l'être humain, devenu puissant à la fin du crétacé, il y a soixante cinq millions d'années alors que disparaissaient les dinosaures.

On est bien sûr surpris par les grands nombres et les durées considérables. Mais en fait 90 % des espèces animales ayant vécu sur Terre ont disparu ! Seule une infime minorité a survécu, que l'on connaît très mal. Elles constituent des espèces dites fossiles, dont on n'a connu que quelque spécimen parfois. Le très joli nautilus, ancêtre des seiches, était apparu il y a quatre millions d'années. On ne trouve plus, de cette espèce, que certains représentants dans le Pacifique. Le cœlacanthe est un exemple encore plus spectaculaire : les naturalistes croyaient que ce poisson, ayant vécu il y a 400 millions d'années, était une espèce éteinte. Or en 1938 des pêcheurs capturèrent un spécimen dans une fosse de la cote sud africaine, et quelques autres depuis ! Autre fossile vivant, la limule, apparentée aux araignées, qui vit elle aussi dans les fonds marins.

Mais à côté d'espèces quasi disparues il a des espèces qui ont réellement et définitivement disparu l'hyracotherium, pas plus grand qu'un chien et ancêtre du cheval ; le cheval de Przewalski, justement, dont on a reconstitué quelques troupeaux, à partir de rares spécimen de zoo, qui ont été réintroduits en Mongolie. A l'échelle de l'histoire de la Terre, l'exemple le plus flagrant est évidemment celui des dinosaures, dont on ne fait sans doute pas assez le lien avec l'arborescence animale dans son ensemble.

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Sources :

Les animaux du monde (NGV)

Encyclopédie Quid (Robert Laffont)

Encyclopédie du monde animal (Marabout)

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