Milieux naturels et diversité biologique

 

En couleur !

 

Quoi qu'en disent les puristes la couleur a apporté à la photographie et à l'image un surcroît de beauté et de réalisme. Il en est sans doute de même pour la paléontologie, qui pourrait désormais s'étudier et chercher des traces colorées sur les squelettes et autres fossiles qui se présenteraient sans excès de décrépitude.

Un paléontologue danois a découvert dans les plumes d'un 'oiseau-dinosaure' un peu de mélanine, ce pigment qui détermine la couleur de la peau et dont le rôle est largement dépendant de l'exposition au soleil qu'elle utilise pour créer aussi des motifs colorés. Le pigment est contenu, chez les mammifères, dans les mélanosomes, cellules de la peau, des cheveux et de l'iris. Ces éléments peuvent produire du noir et du rouge mais aussi l'éclat métallique des plumes de certains oiseaux.

Selon les scientifiques qui ont travaillé à cette découverte, les deux plus importants pour étudier les fossiles sont l'eumélanine, qui caractérise les tons sombres, et la phéomélanine qui est responsable des tons roux.

Partis à la recherche de mélanine dans les fossiles de différents gisements et périodes les chercheurs ont eu la plaisante surprise de trouver des traces de mélanine sur la plupart. Leur découverte est riche pour l'ensemble des paléontologues car à partir de la couleur on peut déduire des comportements (prise d'autorité dans le groupe, parades nuptiales, etc...) ou des données importantes sur l'environnement à ces époques. La difficulté demeure bien sûr la nécessité de disposer de la grosse molécule nécessaire à l'analyse. Les découvreurs ont eu recours à un spectromètre de masse qui, en bombardant d'ions la surface du fossile, renvoie des ions secondaires analysables.

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Sources : Miguel Angel Criado. 'El Pais' du 29.9. 2015.

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