LA PHILATELIE

A ceux qui se sentent l'âme d'un néo-philatéliste (en herbe ? ),

philatlie

nous formulons ces quelques menus 'premiers conseils' :

* Ne jamais débuter une collection correspondant à une trop vaste ambition ! (ex. 'Les timbres de la 3ème république') : on y passe un temps énorme, on y consacre un peu trop d'argent... en vain car on se décourage et on abandonne prématurément. Éviter également de se consacrer à tous les timbres d'un pays, sauf s'il est de taille modeste, n'a pas eu une durée trop longue (ex. 'République démocratique allemande' ou 'République arabe unie' (Égypte + Irak +Yémen) et n'est pas un spécialiste de l'émission philatélique.

Lire la suite...

 

DÉBUTS EN PHILATÉLIE

 

...à titre de simple stimulation visuelle, et pour encourager peut-être à débuter une collection peu onéreuse.

En ce temps-là la République faisait dans la dentelle et se maquillait de multiples façons. Mais contrairement à ce qu'un œil qui n'est pas averti pourrait estimer, cette série est incomplète ; on peut noter à cet égard que les cadrages sont sinon approximatifs du moins variés.

Dbuts colect

Il n'y a par ailleurs aucun de ces 'pseudo' loupés, tant prisés des collectionneurs, ni blocs de quatre également recherché.

 

______________

 

 VERMEER

 

« La dentellière »

 

 

 

Timbre reproduisant la toile peinte par Vermeer de Delft vers 1670.

Héliogravure 1982

 

Grâce au critique d'art William Bürger à la fin du 19° siècle Vermeer n'a pas disparu dans l'oubli. Sa relation éclatante avec la peinture lumineuse des impressionnistes en a fait un autre maître de la couleur. Sa notoriété tardive doit aussi au célèbre faussaire Van Meggeren qui prétendit après la seconde guerre mondiale reconnaître de grandes quantités de ses tableaux. En réalité une trentaine seulement de toiles ont été identifiées, dont ce modeste tableau acquis au nom de l’État en 1870 et qui est le seul présent en France. L'immobilité furtive de la scène est une ode à l'ouvrage effectué avec amour dans le silence

 

_____________

 

 

HELION

 

« Le peintre piétiné par son modèle »

Acrylique sur toile. FRAC de Picardie

 

elion

 

Dessiné par Odette Baillais. Imprimé en héliogravure en 1983.

 

 

Né en Normandie, Jean Hélion est rapidement devenu dessinateur et peintre après des études d'architecture. Dès 1930 il a créé le groupe « Art concret » avant de rejoindre le groupe « Abstraction - Création » de Calder, Delaunay, Kandinsky. Ce n'est qu'au début de la guerre qu'il se réconcilie avec la description figurative, sans pour autant renier son inspiration antérieure. L'apparence d'une chronique vivante de la vie ordinaire ne parvient pas à dissimuler que pour cet éternel avant-gardiste une seule chose est passionnante, le dialogue intérieur du peintre.

 

_________

DANS LE DICO DU

 

PETIT PHILATÉLISTE AMATEUR

 

_______________

 

Le premier timbre-poste français date du 1er janvier 1849. Il affranchissait une enveloppe venue de Bordeaux et destinée à un correspondant en Seine inférieure (Seine maritime de nos jours). Auparavant les lettres étaient acheminées en port dû, payé par le destinataire par conséquent.

Le premier album destiné à la collection des timbres date de 1862 et la première vente aux enchères se tint le 29 décembre 1865. Les albums à feuilles mobiles sont les plus pratiques : les timbres peuvent en outre y être insérés sous pochette de papier transparent.

On appelle bande un ensemble horizontal ou vertical de timbres (une paire au moins, donc) qui n'ont pas été séparés. Le bloc est un ensemble de quatre timbres au moins se présentant en carré. Les timbres sont séparés les uns des autres par une perforation, l'identification variant selon le nombre de dents (dentelure) dans une longueur de deux centimètres.

L'oblitération est la marque indiquant que le timbre a été utilisé. Certaines oblitérations de timbres anciens valorisent ceux-ci. A ne pas confondre avec la surcharge, mention officielle d'une modification du statut légal de l'émetteur (changement de la nature du régime, État à existence précaire) ou de la valeur officielle de la vignette.

Il existe plusieurs procédés d'impression des timbres :

- par héliogravure, en creux de quelques microns et gravure chimique sur les cylindres d'impression ;

- par offset, en double décalque de l'unité d'impression sur un blanchet de caoutchouc, puis de celui-ci sur le papier ;

- par typographie, l'encre étant déposée sur les reliefs de l'empreinte ;

- par taille-douce, impression en creux (de 20 à 60 microns) à partir d'un poinçon d'acier gravé manuellement ; après encrage les tailles retiennent l'encre qui est déposée sur le papier. Le graveur est un artiste hautement qualifié et les timbres sont les plus recherchés.

 

_________________