DANS LE DICO DU

 

PETIT PHILATÉLISTE AMATEUR

 

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Le premier timbre-poste français date du 1er janvier 1849. Il affranchissait une enveloppe venue de Bordeaux et destinée à un correspondant en Seine inférieure (Seine maritime de nos jours). Auparavant les lettres étaient acheminées en port dû, payé par le destinataire par conséquent.

Le premier album destiné à la collection des timbres date de 1862 et la première vente aux enchères se tint le 29 décembre 1865. Les albums à feuilles mobiles sont les plus pratiques : les timbres peuvent en outre y être insérés sous pochette de papier transparent.

On appelle bande un ensemble horizontal ou vertical de timbres (une paire au moins, donc) qui n'ont pas été séparés. Le bloc est un ensemble de quatre timbres au moins se présentant en carré. Les timbres sont séparés les uns des autres par une perforation, l'identification variant selon le nombre de dents (dentelure) dans une longueur de deux centimètres.

L'oblitération est la marque indiquant que le timbre a été utilisé. Certaines oblitérations de timbres anciens valorisent ceux-ci. A ne pas confondre avec la surcharge, mention officielle d'une modification du statut légal de l'émetteur (changement de la nature du régime, État à existence précaire) ou de la valeur officielle de la vignette.

Il existe plusieurs procédés d'impression des timbres :

- par héliogravure, en creux de quelques microns et gravure chimique sur les cylindres d'impression ;

- par offset, en double décalque de l'unité d'impression sur un blanchet de caoutchouc, puis de celui-ci sur le papier ;

- par typographie, l'encre étant déposée sur les reliefs de l'empreinte ;

- par taille-douce, impression en creux (de 20 à 60 microns) à partir d'un poinçon d'acier gravé manuellement ; après encrage les tailles retiennent l'encre qui est déposée sur le papier. Le graveur est un artiste hautement qualifié et les timbres sont les plus recherchés.

 

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